Une formidable distribution de cascadeuses et danseuses explore une nouvelle spiritualité.
Art de la performance trash, cabinet de curiosités ou spectacle de cascades périlleux ? Ce que propose l'enfant terrible viennoise Florentina Holzinger est tout cela à la fois. Mieux que quiconque, la chorégraphe a examiné les limites du corps dans ses adaptations féministes des grands classiques du ballet La Sylphide et Apollon Musagète. La crise sanitaire actuelle lui a toutefois fait prendre conscience de l'envers de cette transgression. Pour A Divine Comedy elle recrée ici et maintenant à la fois le paradis et l'enfer. En compagnie d'une distribution peu ordinaire composée de cascadeuses, d'actrices et de danseuses, Holzinger explore une nouvelle spiritualité pour le XXIe siècle. Trois professeurs de danse encadrent les interprètes tout au long du spectacle et transmettent une danse macabre. Mais cette danse n'est-elle pas aussi la vie elle-même ? Le corps devient prétexte à des questions sur la mort, la vie et la transcendance. La danse en tant que préparation à sa propre mortalité. Holzinger soulève des questions brûlantes sur notre approche de la fin de vie.
Notes: Le spectacle contient des scènes explicites de violence, d'automutilation et de nudité, les artistes fument des cigarettes sur scène et un stroboscope est utilisé.