Jan Martens / GRIP
VOICE NOISE
VOICE NOISE donne l’impression de faire partie d’un événement beaucoup plus vaste, dans lequel danseur·ses et voix vont et viennent, dans un déploiement sans fin de trésors musicaux cachés ou oubliés : plus de cent ans de voix de femmes de l’histoire de la musique qui chantent, fredonnent, bercent, crient, murmurent
L'œuvre s'inspire du texte The Gender of Sound qu’Anne Carson a écrit dans les années 1990. Elle y analyse la manière dont les femmes ont été réduites au silence tout au long de l’Histoire, des Grecs anciens à Margaret Thatcher en passant par Gertrude Stein. Elle y décrit à quel point la voix de femmes a été considérée comme superflue, voire comme du bruit irritant.
VOICE NOISE est un happening, un événement partagé aussi bien pour le public que les performeur·ses. Le théâtre devient un espace ouvert indéfini dans lequel regarder et écouter sont mis sur un pied d'égalité.
Après avoir travaillé avec de grands groupes pour ses productions récentes – any attempt will end in crushed bodies and shattered bones et FUTUR PROCHE –, Jan Martens revient à une production pour un plus petit ensemble de six danseur·ses. Certain·es l’ont déjà inspiré par le passé (Steven Michel, Courtney May Robertson et Loeka Willems) et trois autres sont de nouveaux visages (Sue-Yeon Youn, Elisha Mercelina et Mamadou Wagué).
L’obsession de Jan Martens pour les nombres, la géométrie et les schémas rencontre les langages physiques uniques de chacun·e de ses performeur·ses, ce qui conduit à un intérêt redécouvert pour la danse elle-même : en détail et subtilité, dans la redéfinition de la grâce et de l’élégance.