Dans son " Danserye ", le chorégraphe allemand Sebastian Matthias cherche à établir un dialogue entre la danse et la musique, sur un pied d'égalité. Il le fait en étroite concertation avec un compatriote, le compositeur Michael Wolters. Ensemble, ils examinent les collections de danses de Tielman Susato, compositeur et éditeur actif à Anvers au XVIe siècle. En 1551, il publia la collection d'airs de danse " Danserye ". Jusqu'à la renaissance, la musique instrumentale était presque toujours fonctionnelle et étroitement liée à la danse. Mais à la même époque est également apparue une autre approche des partitions instrumentales, d'ailleurs toujours en vogue actuellement dans une grande partie de la production musicale et de danse occidentale. L'important, c'est l'expression artistique des sentiments et la " représentation ". Matthias et Wolters placent le lien étroit entre la danse et la musique, de rigueur jusqu'à la renaissance, face à la musique de danse électronique qu'on entend aujourd'hui dans les clubs. Le passé et le présent se rencontrent dans le pur plaisir de la danse et de la musique !