Anima Eterna - Jos van Immerseel
Depuis une dizaine d'années, Anima Eterna fait partie des orchestres qui donnent le ton en Europe pour l'interprétation de la musique des dix-huitième et dix-neuvième siècles sur des instruments historiques. L'orchestre se consacre de plus en plus à la musique du dix-neuvième siècle: il a notamment joué les symphonies de Schubert et de Beethoven, ainsi que des compositions du milieu et même de la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Cette année, l'attention se tourne entièrement vers Johannes Brahms.
S'il existe un compositeur romantique qui tire bénéfice d'une approche radicale sur des instruments historiques, il s'agit bien de Johannes Brahms. On pourra indubitablement constater que sa musique ne correspond pas au cliché de 'l'homme âgé avec une longue barbe', image que l'on se fait couramment de Brahms - comme s'il avait essentiellement écrit de la musique sérieuse, rébarbative et difficile d'accès. Il n'en est rien. La musique de Brahms pétille de dynamisme et peut être exceptionnellement entraînante si elle est jouée avec le punch et le panache nécessaires. Etant donné que Jos van Immerseel et Anima Eterna veillent volontiers à ce panache supplémentaire, la soirée promet d'être irrésistiblement romantique, et de contenir plus d'une redécouverte bienvenue d'un répertoire que l'on pensait connaître. La Première Symphonie est recréée dans sa transparance d'origine et dans la distribution orchestrale que Brahms affectionnait. Pour le Premier Concerto, Alexei Lubimov joue sur un grand piano à queue de concert, un Bechstein d'origine datant de 1870.
Œuvres
Variaties op een thema van Haydn, opus 56a
Concerto voor piano en orkest nr 1 in d, opus 15
Symfonie nr 1 in c, opus 68
Crédits
interprétation musicale
direction musicale
piano