Augustin Hadelich & Charles Owen
Intenses - voilà un mot résumant parfaitement les concerts d'Augustin Hadelich. Une expression intense. Des couleurs intensément vibrantes. Et avant tout, une intense tonalité chantante, hypnotique. Ce que Hadelich parvient à tirer de son Stradivarius touche invariablement nos propres cordes sensibles. Il n'a même pas trente ans, mais appartient déjà au groupe très fermé des meilleurs jeunes violonistes d'aujourd'hui. Lors de ce récital de sommets de la littérature pour violon, son acuité spirituelle et son raffinement stylistique ne manqueront pas de se manifester.
La vulnérabilité caractéristique de la Sonate en ré majeur de Beethoven, œuvre des débuts du romantisme, est entre de bonnes mains chez Hadelich, tout comme le souffle lyrique grandiose de la " Solonate " n° 6 d'Ysaÿe et le tourbillon de passions dans la Sonate pour violon n° 1 de Schumann. Hadelich poursuit en mettant à jour les nombreuses strates affectives de la Sonate de Janácek, baignant dans les coloris de son opéra " Kat'a Kabánova ". Et pour finir, le violoniste entre dans la danse en interprétant quelques pièces inspirées du tango, écrites par André Previn pour Anne-Sophie Mutter. Car la légèreté a sa place, elle aussi.
Œuvres
Sonate voor viool en piano nr 1 in D, opus 12 nr 1
Sonate voor viool en piano nr 1 in a, opus 105
Sonate voor viool solo nr 6 in E, opus 27 nr 6 'Manuel Quiroga'
Sonate voor viool en piano, JW7/7
Tango Song and Dance