Beethoven Academie - Sigiswald Kuijken
Le chef d'orchestre Sigiswald Kuijken et le pianiste Frank Braley se chargent du concert de clôture de ce cycle passionnant. Schumann et Brahms figurent sur ce menu cent pour cent romantique avec l'ouverture Manfred comme apéritif. Robert Schumann (1810-1856) s'est découvert de nombreux points communs dans le poème dramatique 'Manfred' de Lord Byron: lui aussi était tourmenté par des contradictions internes et des crises d'identité. L'Ouverture Manfred met ces sentiments en musique d'une manière pénétrante et personnelle.
Le Concerto pour piano en la mineur a été interprété pour la première fois par Clara Schumann en décembre 1845. Avec son entrain printanier, cette œuvre est considérée comme le prototype de l'élan juvénile du romantisme. Utilisant les acquis pianistiques les plus progressistes de son époque, l'œuvre est construite de manière équilibrée et possède un lyrisme largement développé et de superbes idées poétiques. Elle reste une œuvre étonnante d'un compositeur qui souffrait déjà d'une irritabilité maladive.
Johannes Brahms (1833-1897) a peiné pendant vingt ans sur sa Première Symphonie. L'ombre de Beethoven le poursuivait sans cesse. A sa grande déception, la symphonie se vit aussitôt attribuer le surnom de "Dixième de Beethoven" lors de sa première interprétation à Vienne. L'œuvre fut jouée peu de temps après à Leipzig et ce fut là un vrai triomphe. La composition est encore considérée aujourd'hui comme un des sommets de l'œuvre symphonique.
Œuvres
Ouverture 'Manfred', opus 115
Concerto voor piano en orkest in a, opus 54
Symfonie nr 1 in c, opus 68