BRYGGEN et Mathias Coppens sondent l'effet de l'intelligence artificielle sur la musique.
Comment ferons-nous, jouerons-nous et écouterons-nous la musique demain ? L'avance irrépressible de l'intelligence artificielle annonce d'énormes bouleversements. Est-ce que ChatGPT et consorts rendront bientôt les compositeurs superflus ? Ou faut-il au contraire saluer l'émergence d'une nouvelle génération de partenaires créatifs ? Quoi qu'il en soit, le compositeur et pianiste Mathias Coppens n'est pas du tout découragé. Il faut dire que tout se passe à merveille pour ce Flamand occidental installé à Los Angeles. Il s'est fait un nom dans le monde de la musique de film et, ces dernières années, il compose de plus en plus de bandes-son pour des compagnies de théâtre ou de danse, des maisons lyriques et ensembles musicaux. Au SINGEL, Coppens fait appel à l'intelligence artificielle pour son projet le plus audacieux à ce jour. L'ensemble BRYGGEN se produit sans partitions habituelles sur ses pupitres, mais y dispose d'une partition graphique qui prend définitivement forme en temps réel, au fil du concert. Le public est invité à participer au moyen d'une appli – donc pour une fois, n'éteignez pas votre portable !