Budapest Festival Orchestra - Iván Fischer
Le Tchèque Dvorák a bien sûr été tenter sa chance en Amérique. Et le Hongrois Liszt était un Européen avant la lettre. Mais il n'empêche qu'ils demeurent tous deux des Européens de l'Est 'de souche'. Le talent avec lequel Yvan Fischer et son Budapest Festival Orchestra parviennent à pénétrer jusqu'à l'essence d'une œuvre en font les interprètes privilégiés de compositions qui sont enracinées dans le monde affectif de l'Europe de l'Est.
Pour ce concert, ils ont choisi la Huitième de Dvorák (1841-1904), écrite au cours d'un séjour insouciant dans le petit village de Vysoka. Pour Dvorák, la fin des années 1880 a surtout été remplie d'agréables voyages durant lesquels il a subi diverses influences européennes. La Huitième Symphonie respire la détente, la nature jouant le rôle d'un charmant stimulant. Un moment de répit avant la grande traversée vers le Nouveau Monde.
Fischer et son orchestre proposent également une anthologie de l'œuvre de Liszt (1811-1886). Tasso, Lamento e Trionfo a été composé à l'occasion du centième anniversaire de Goethe, en guise d'introduction à son drame Torquato Tasso. La première de cette production a eu lieu au théâtre de cour de Weimar, où Liszt était maître de chapelle. Le poème symphonique est rempli d'émotion romantique, sans se départir d'un Leitmotiv - noblesse, mais aussi wagnérisme oblige! La première valse de Méphisto n'est pas basée sur le Faust de Goethe mais bien sur un poème de Nikolaus Lenau, qui a inspiré à Liszt une composition passionnée basée sur les désirs humains et les principes religieux.
Œuvres
Symfonisch gedicht nr 2 'Tasso, Lammento e Trionfo', S96
Mephisto-wals nr 1, S514
Symfonie nr 8 in G, opus 88
Crédits
orchestre
direction musicale
en collaboration avec