Koor & Orkest van de Nederlandse Bachvereniging olv. Jos van Veldhoven
von Biber, Buxtehude, Bach
Nous vivons dans une vallée des larmes où ne règnent que tristesse et misère ; encore heureux que l'homme soit mortel ! Cette idée semble avoir été très répandue au XVIIe siècle, du moins parmi les protestants du nord de l'Allemagne. La commémoration des morts à la Toussaint est un exercice d'humilité, une quête de repos à un moment turbulent et sombre, motivée par une fervente aspiration à la lumière et au salut.
Dans la musique funèbre de Bach et de Buxtehude ne résonne pas seulement une intense supplique, proche du désir de mort, mais aussi de la jubilation et de la reconnaissance. Merci, mille fois merci pour le pouvoir de consolation de cette musique, pour le baume qu'il met au cœur. À Salzbourg, Biber écrivit vers la même époque un requiem tout aussi intimiste dans lequel l'espérance catholique de la miséricorde est portée par les basses des trombones, les parties vocales marquées par le chagrin et les mélodies merveilleuses des cordes. Après le retour en grâce des compositions instrumentales de Biber, le XXIe siècle est enfin prêt à redécouvrir sa musique chorale, qui est parmi la plus importante, la plus innovante et la plus difficile à saisir de son époque.
La Nederlandse Bachvereniging et Jos van Veldhoven font jeter des étincelles à ces diamants noirs. Optez résolument pour la vie.