Les six musiciens libanais de SANAM mêlent des chants traditionnels égyptiens et la poésie arabe à des improvisations de rock, de free jazz et de noise. Leurs concerts sont des performances puissantes, des rituels dans lesquels les styles musicaux exorcisent la tradition. L'enregistrement de leur premier album, Aykathani Malakon, a eu lieu à un moment extrêmement difficile pour leur pays, le Liban, victime d'une crise économique sans précédent et de troubles sociaux et politiques. Comme le formule la chanteuse Sandy Chamoun, la poésie et les paroles de l'album sont « un appel collectif à s'échapper d'un état hallucinant, produit de l'amour, mais aussi des mystères de la vie elle-même. »