Symfonieorkest van de Munt . Kazushi Ono
Les contes de Shéhérazade constituent de loin l'œuvre la plus connue de la littérature arabe. C'est entre le quatorzième et seizième siècle que furent rassemblées les mille et quelques histoires de la légendaire courtisane. Très rapidement, cette collection de contes arabes, indiens et perses occuperaient une place de marque sur les tables de nuits occidentales. Ce n'est pas un hasard si ces contes arabes remplis d'imagination magique, de charme exotique et de clichés sans bornes deviendraient une importante source d'inspiration pour le monde musical.
En 1888, avec 'Shéhérazade', sa brillante œuvre pour orchestre, Rimski-Korsakov composa la bande sonore idéale pour ce troublant recueil de contes. Le Shéhérazade de Ravel, ouverture pour orchestre et trois mélodies sur des textes à caractère estudiantin de l'artiste peintre et poète wagnérien Tristan Klingsor, opte tout autant pour des timbres et une imagination musicale d'inspiration orientale. Il ne faut d'ailleurs pas s'étonner que Ravel s'intéressa aux contes orientaux ; en effet, en 1898 déjà, il avait caressé le projet d'écrire un opéra féerique sur ce thème-là. Le magistral pastiche pour orchestre 'La Valse' et le si connu mais toujours si captivant 'Boléro' de Ravel enrichiront le programme d'une bonne dose de vitalité rythmique. Les deux œuvres seront d'ailleurs à nouveau interprétées à l'occasion d'un concert suivant dans une version sans aucun doute très différente de Jos van Immerseel et Anima Eterna.
Œuvres
La Valse: Poème chorégraphique
Shéhérazade
Boléro
Sheherazade, opus 35
Crédits
interprétation musicale
direction musicale
soprano