Symfonieorkest Vlaanderen / Kristiina Poska
Van Mortelmans tot Sibelius
Aux dires du chef d'orchestre Hans von Bülow, le Concerto pour violon de Johannes Brahms est « non pas une œuvre pour violon, mais contre le violon ». Le Symfonieorkest Vlaanderen, dirigé par sa cheffe Kristiina Poska et flanqué du violoniste Marc Bouchkov, relève le défi de prouver le contraire. Ces musiciens associent à ses mélodies lyriques, duos poignants du violon et du hautbois et finale hongrois électrisant une composition donnée beaucoup trop rarement. Hartverheffing fait partie d'Elegie de Lodewijk Mortelmans, compositeur flamand du romantisme tardif, qui a écrit l'œuvre après la mort de sa femme et de ses deux enfants. Vous entendez aussi les notes incisives de la Symphonie n° 2 de Jean Sibelius. Le compositeur finlandais a créé l'œuvre en 1902 en Italie, peu après son Finlandia, l'hymne national non officiel du pays. Il appelait l'œuvre « un aveu de l'âme ». Le peuple finnois, qui percevait dans cette « symphonie de l'indépendance » une révolte contre l'occupation russe, l'a adoptée en tant que message « d'un chaman doté d'un tambour magique ». Pour le Symfonieorkest Vlaanderen, c'est avant tout « un bain de sonorités chaleureuses », et par conséquent l'œuvre la plus belle de Sibelius.
Œuvres
Concerto voor viool en orkest in D, opus 77
Symfonie nr 2 in D, opus 43
‘Hartverheffing’ uit ‘Elegie’
Crédits
interprétation musicale
direction musicale
violon