Ferenc Balcaen / NTGent
PLEASE, open the curtains
Ferenc Balcaen explore le deuil, le déracinement et le désir de communion.
Albrecht Dürer a dessiné Melencolia, Edvard Munch a peint Melankoli. Ce ne sont là que quelques représentations de la mélancolie, mais selon l'homme de théâtre Ferenc Balcaen cette imagerie est discutable. Trop souvent, la mélancolie est médicalisée, romantisée ou esthétisée, tandis que le poids émotionnel qui l'accompagne n'est pas assez mis en lumière. De qui la tristesse est-elle tolérée, glorifiée ou ignorée ?
Pour PLEASE, open the curtains Balcaen plonge dans les multiples dimensions de la mélancolie. Le spectacle touche à l'aliénation, au deuil et au désespoir, mais aussi au désir de communion. La scénographie évoque un hortus conclusus, un jardin clos réservé au silence et à la méditation. Mais que se passe-t-il si le silence se mue en isolement ?
S'inspirant de The Dreams de Delia Derbyshire et du Paysage à la chute d'Icare de Bruegel, Balcaen démontre que la mélancolie peut aussi être réconfortante. Dans l'espace séparant ce qui est de ce qui pourrait être se niche la suggestion d'un espoir.
Dès la fin de ses études à la section de théâtre du RITCS, Balcaen a fait grande impression. Le public du SINGEL a déjà pu découvrir son langage théâtral intense en 2024 dans SCAPEGOAT.