Le collectif Par Hasard donne la parole à la mélancolie, dans l'obscurité et la lumière.
La notation italienne malinconico indique que la musique doit exprimer une certaine mélancolie. C'est une métaphore d'un point situé entre ce qui a été et ce qui aurait pu être, un espace où deviennent perceptibles la légère obscurité et la sombre légèreté, où le temps se fige et nous sommes envahis par des questions sur le « grand pourquoi ». Dans Malinconico, le collectif Par Hasard – composé de Mira Bryssinck, Fred Libert et Laura Vroom, complétés pour l'occasion par de nouvelles voix – donne la parole à la mélancolie elle-même. Mais pourquoi l'écoutons-nous si rarement dans notre société ? Le contre-discours mélancolique, qui s'oppose aux histoires de réussite dominantes, prend pourtant des formes multiples : chagrin d'amour, incompréhension, impression de ne pas être à sa place dans son environnement… Mais la mélancolie apporte aussi un certain réconfort, elle peut être une étape importante dans le renouveau, dans la découverte du pas suivant à franchir, dans la résurrection. Ce spectacle est donc cathartique au sens le plus littéral du terme.