Monstrare et/ou Monere, le premier solo de Milø Slayers, sonde la démarcation entre l'humain et le monstre. L'identité peut-elle devenir fluide ? À quel moment le corps normal, normatif, devient-il un corps considéré comme déformé ? Un triptyque vivant sur la monstruosité en tant que possibilité. Milø Slayers, membre de la compagnie de danse Slayers depuis 2013, est sorti de l'ISAC à Bruxelles en 2020. Dans Monstrare et/ou Monere il entremêle son bagage chorégraphique en hip-hop et les structures de la danse contemporaine abstraite, sous un jeu de lumières qui altère sans cesse les proportions humaines familières. Pour finir il ne reste plus qu'une voix qui sort de l'obscurité, comme une éruption tonitruante venue des tréfonds.