Les tissages et la pratique artistique de Benjamin Mengistu Navet veulent avant tout susciter un dialogue entre l'artisanat et l'industrie, afin d'interroger le processus de production des objets. Au fil de ses recherches sur les pratiques postcoloniales en matière de mode et de textile, Benjamin a sondé ses propres origines éthiopiennes au moyen des motifs qui associe des techniques traditionnelles et industrielles. Sa pratique entremêle le travail du textile et du vêtement avec d'autres supports et images.
Que ce soit pour instaurer un dialogue entre industrie et artisanat ou pour examiner le traumatisme de l'immigration forcée, mais aussi les pérégrinations d'une étoffe comme le madras, le domaine du textile l'aide à scruter notre rapport à cette matière.
Son projet le plus récent, « Dear Julius », étudie comment une partition musicale de Julius Eastman pourrait être rendue sous la forme d'un tissu jacquard.