Artis Quartett Wien
L'Artis Quartett Wien préfère jouer debout, car ça permet de bouger mieux, la sonorité est plus libre - et puis, on brûle davantage de calories ! Nous sommes curieux du résultat de l'application de cette recette à Mozart. Le compositeur incorpora dans son Quatuor KV 575 une composition antérieure sur le poème " Das Veilchen " (" La Violette ") de Goethe. L'œuvre, qui rend hommage à Haydn, est toujours restée populaire, tant auprès des interprètes que du public. C'est un tout autre sort qu'a connu le Quatuor n° 3 d'Egon Wellesz. Composée en 1918, l'œuvre n'a connu sa première exécution que quatre-vingts ans plus tard. Que le monde ait été privé si longtemps de cette explosion musicale chaleureuse est tout bonnement incroyable. Ici, les mélodies amples se heurtent à des rythmes obsessifs et des harmonies par moments poignantes. Wellesz ressemble à son maître Schönberg, mais dans une version dotée d'une plus grande joie de vivre et ne s'empêtrant pas dans de malheureuses séries dodécaphoniques. Le guide AllMusic parle d'un " chapitre perdu du grand livre de la Seconde École viennoise ". Et comme par hasard, c'est bien là le répertoire que l'Artis Quartett maîtrise mieux que tout autre ensemble ! Son enregistrement de l'œuvre de Wellesz lui a immédiatement rapporté un (énième) Diapason d'Or. L'apothéose du concert est le Quatuor à cordes n° 2 de Brahms, surtout célèbre pour son finale frénétique dans lequel le thème principal s'oppose résolument au rythme de l'accompagnement.
Œuvres
Strijkkwartet nr 21 in D, KV575 'Viooltje'
Strijkkwartet nr 3 in d, opus 25
Strijkkwartet nr 2 in a, opus 51 nr 2
Crédits
interprétation musicale
violon
alto
violoncelle