deFilharmonie - Daniele Callegari
deFilharmonie, qui est deux fois notre hôte dans notre cycle symphonique, nous concocte un premier programme à l'italienne. Gioacchino Rossini (1792-1868) signe le volet lyrique. L'ouverture de Guillaume Tell (1829), le début plus que célèbre de son dernier opéra, n'a plus besoin d'être présenté. Dans les quarante années restantes de sa vie, Rossini ne produira plus que très peu d'œuvres musicales: de temps en temps une pièce de musique légère, de temps à autre une œuvre religieuse. C'est à cette série de compositions qu'appartient la cantate encore trop méconnue Giovanna d'Arco (1832).
Giuseppe Martucci (1856-1909), dont on jouera le magnifique Notturno, représente une Italie un peu différente. Même si la mélodie lyrique et (donc) l'âme du Belcanto ne sont jamais très loin, Martucci est malgré tout plus 'Européen' qu''Italien'. En tant que chef d'orchestre, il a dirigé la première italienne de Tristan et Yseult. Il a écrit tant des symphonies que de la musique de chambre. Sa musique résonne des échos de la rencontre entre la neurasthénie méditerranéenne à la Puccini et la fièvre sonore orchestrale allemande de Mahler. On croirait entendre une œuvre type de Respighi, qui était d'ailleurs un de ses élèves.
Cet aspect, Martucci le partage avec un autre virtuose du piano, Ferruccio Busoni (1866-1924) ; ce dernier est cependant tout à fait en phase avec le vingtième siècle pour ce qui est de l'esprit musical et philosophique. deFilharmonie interprète sa Troisième suite pour orchestre Turandot, tirée de la matière de son opéra du même nom.
Œuvres
Ouverture uit 'Guillaume Tell' in e
Cantate 'Giovanna d'Arco'
Nocturne
Suite voor orkest nr 3 'Turandot', BV248, opus 41
Crédits
orchestre
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direction musicale
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