Drew Gress Quintet
7 Black Butterflies
Le bassiste Drew Gress fait de la musique tournée vers l'avenir qui embrasse un lyrisme postmoderne. Le trio Acoustic Hard Cell de Tim Berne est à la base du quintette. Ces compositions baignent dans une atmosphère cinématographique avec leurs mélodies fragiles, harmonies foisonnantes, schémas d'accords complexes, rythmes et mesures peu orthodoxes, dissonances contemporaines et un sens du swing raffiné. Berne et Alessi recherchent sans cesse la variété dans les sonorités vivantes. Leur association est rarement synchronisée, il y a plutôt une distance grinçante : on simplifie, on supprime des notes et on s'abandonne à l'intuition. Les arrangements envoient l'auditeur sur la route sans système de navigation. Rien n'est ce que laissent supposer les apparences. La musique change sans cesse de couleur et se fraie un chemin vers l'extérieur. Le plancher est dégagé pour le débat musical et les improvisations en monologue et/ou en dialogue - ou plus si affinités. On entend un rappel de la manière dont les cuivres s'entremêlent dans le jazz de la Nouvelle-Orléans. Gress atteint dans sa musique des moments d'un contrepoint hypermoderne, comme si c'était du Dixieland du XXIe siècle. Pour lui, c'est là le sommet de la conversation musicale, en lançant un clin d'œil au " Stars and Stripes Forever " de John Philip Sousa. " Ce qui se situe en dehors de la musique est utile ", affirme Gress. " Je me suis imaginé des "spumoni", des blocs de glace à la vanille, au chocolat et à la fraise. Cela me sert à réfléchir en termes de blocs similaires, afin d'en arriver à différents niveaux dans ma matière musicale. "
Crédits
piano
interprétation musicale
saxophone alto
trompette
contrebasse
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