Henning Kraggerud . Adrian Brendel . Imogen Cooper
Dates
ven 24 mai 2013 - 20:00
lieu
Blauwe zaal
durée
1h 55' Extra info
introduction Jacques Van Deun . 19.15h . Foyer Bleu
Faire " chanter " le piano est l'aboutissement suprême du talent d'un pianiste. Ou, comme l'écrivait Franz Schubert en 1825 dans une lettre adressée à ses parents, un piano doit sonner comme " une voix chantante… alors que je ne supporte pas ce sacré martèlement qui est également le propre d'excellents claviéristes ". Pour Schubert, le clavier était avant tout un instrument lyrique et expressif. Cela s'entend clairement dans sa musique de chambre, surtout dans les deux trios pour piano écrits en 1827. Ici, la virtuosité passe au second plan. À sa place, Schubert offre une très large palette sonore au clavier qui, associé aux cordes, produit d'infinies nuances. Schubert fait régulièrement chanter le piano en faisant jouer un matériel mélodique à l'unisson en octaves par les deux mains. Des lettres d'amis de Schubert nous apprennent comment ils considéraient son jeu pianistique : " … comme si les touches devenaient sous ses mains des voix qui chantent ". L'art de transformer l'instrument de percussion qu'est le piano en un instrument " chantant " n'est pas donné à tout le monde. Pour la pianiste anglaise Imogen Cooper, c'est une évidence.
Imogen Cooper, le violoncelliste Adrian Brendel et le violoniste Henning Kruggerad sont les interprètes rêvés de l'univers sonore subtil de Schubert, fait d'ombre et de lumière.
Œuvres
Trio voor piano, viool en cello nr 1 in Bes, D898, opus 99
Trio voor piano, viool en cello nr 2 in Es, D929, opus 100