Imogen Cooper
Dates
mer 09 avr 2008 - 20:00
lieu
Blauwe zaal
durée
2h 5' Extra info
introduction Tom Janssens . 19.15h . Salle de conférence
"Qui pourrait encore composer après Beethoven?", se demandait Schubert désespéré. Schumann donna la réponse lorsque furent éditées en 1835 quelques sonates pour piano de Schubert: "C'est ce qui a été édité de plus beau depuis Beethoven!". Les mots de Schumann ne rencontrèrent cependant que peu d'échos. Alors que l'importance de Schubert comme compositeur de lieds ne fut jamais mise en doute, ses sonates pour clavier ne furent estimées à leur juste valeur que beaucoup plus tard. Ainsi, on considérait que le compositeur de lieds n'était pas capable de dominer de grandes formes, telle la sonate. Il faudrait attendre le vingtième siècle avant que les sonates de Schubert soient redécouvertes par des pianistes comme Arthur Schnabel et son cadet Alfred Brendel. Grâce à eux, les sonates auraient enfin la place qu'elles méritaient: aux côtés du grand héritage de Beethoven. Même s'il le fait de manière unique, tout comme Beethoven, Schubert réussit à sublimer ses sentiments personnels en sentiments humains plus universels. La lutte dialectique entre les thèmes contradictoires, tellement marquée chez Beethoven, est absente chez Schubert. Ce dernier laisse davantage libre cours à son imagination et donne aux thèmes le temps et l'espace pour se développer à travers des harmonies inventives et des effets de clair-obscur. Le monde d'ombre et de lumière de Schubert constitue l'univers naturel du pianiste anglais Imogen Cooper, qui étudia entre autres avec Alfred Brendel.
Œuvres
Sonate voor piano nr 15 in C, D840 'Reliquie'
Vier impromptus voor piano, D935, opus posth. 142
Sonate voor piano nr 20 in A, D959
Crédits
piano