Klaus Mertens - Bob van Asperen
Comment devons-nous nous représenter le salon de Jean Sébastien Bach (1685-1750)? Vingt enfants, la plupart doués musicalement, avec, au milieu d'eux, un père guidé par une ambition sans limites et une créativité foisonnante, en train de travailler intensément, à la lueur des bougies, à achever sa trois centième cantate en six ans? L'étendue de l'œuvre du maître de chapelle de l'église Saint-Thomas de Leipzig suffit à donner l'impression qu'il ne lui restait plus un instant pour prêter attention à une quelconque vie de famille. Et pourtant, certaines œuvres, surtout les Clavier Büchlein, suggèrent le contraire. Ainsi, le petit Gottfried Heinrich Bach a noté la charmante aria 'So oft ich meine Tobacks Pfeife mit gutem Knaster angefüllt' dans le livret de sa mère. C'est du moins ce que laisse supposer la notation enfantine de ce petite pièce sans texte à deux voix. Ses parents l'ont aidé dans sa tâche: Anna Magdalena a transcrit la mélodie sur la page suivante et y a ajouté un texte, papa Bach a corrigé la ligne basse et mieux assorti les mesures finales des deux couplets. Les amis de la famille Bach, comme Georg Böhm (1661-1733), ont également apporté des contributions aux livrets de poésie musicaux qui évoquent par excellence la vie privée et intime des Bach.
Œuvres
Solocantates en aria's
Fantasie en Fuga in a voor orgel, BWV904
Toccata in D, BWV912
Menuett nr 1 in G
Menuett nr 2 in g
Prélude, fuga en postludium in g voor klavecimbel
Crédits
basse
orgue
clavecin
orgue
clavecin
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