Marc Ribot
Really the Blues
Dates
sam 31 mar 2012 - 20:00
lieu
Blauwe zaal
durée
1h 40' Extra info
introduction Hugo De Craen . 19.15h . Foyer Bleu
Le guitariste Marc Ribot prend l'auditeur au dépourvu avec son toucher ; on dirait des cris de détresse qui le plongent en permanence dans un état de frayeur. Le jeu de guitare de Ribot fait alterner la souplesse, la rudesse et l'angularité. Ses collages sonores se composent de bribes musicales diverses : post-bop polyrythmique, Cuba, surf rock psychédélique, punk vintage et " Naked City " de Zorn, mais aussi Faith No More et les mélodies joyeuses des Looney Tunes. " Really the Blues " est l'hommage que rend Ribot à The Mighty Mezz, à la " naissance de la tragédie " de l'Amérique black. Armé de sa Fender Jaguar et remué par des émotions impétueuses, il défie le destin. Le point de départ du périple est Chicago en 1955, où la radio locale joue du jazz soul à minuit, où abondent les anecdotes sur les " vipers " et leurs " muggles ". L'aboutissement est incertain, les possibilités d'interprétation erronées sont illimitées. L'auteur néerlandais Simon Vinkenoog le décrivit ainsi : " Des villes portuaires américaines, de l'Afrique noire et du Moyen-Orient sont venus les voyageurs et leurs récits, ainsi que les musiciens chantant les louanges de l'herbe. Cab Calloway a chanté tout un répertoire de "reefer songs", Mezz Mezzrow a révélé grâce à son "Really the Blues" tout un univers derrière le jazz et Norman Mailer a écrit son célèbre essai "The White Negro". Il y présente le "hipster", le nègre blanc, l'existentialiste américain avec son "jive", sa marijuana et sa conscience post-atomique, il n'a plus peur de qui que ce soit ". Par analogie avec l'adoration vouée à Mezzrow par Blixa Bargeld, Ribot nous fait baigner dans les sonorités " mezzy " brutes lors d'un fascinant voyage " into the blues sound ".