Steven Osborne
Après son intégrale des œuvres de Ravel, unanimement acclamée, Steven Osborne retourne à ses anciennes amours, Beethoven et Schubert. Il a déjà démontré entre nos murs qu'il se sent parfaitement à l'aise dans l'univers des débuts du romantisme viennois.
Schubert ne souhaitait pas que soient publiés ses « Drei Klavierstücke » D946, mais heureusement, quarante ans après leur composition, ils furent édités par un grand admirateur, un certain Johannes Brahms. Les deux compositeurs partageaient une prédilection pour les œuvres de petite envergure pour piano, qui ne sont pas nécessairement moins intenses ou moins expressives. Les « Drei Klavierstücke » peuvent être considérés comme la troisième série d'impromptus. À l'aide d'explorations harmoniques ingénieuses et de subtils effets de clair-obscur, Schubert vous guide à travers un labyrinthe affectif.
En jouant ces œuvres Osborne se sera bien échauffé pour s'attaquer à deux gigantesques sonates de Beethoven. Tant l'opus 101 que la « Hammerklaviersonate » sont représentatifs du style plus abstrait et polyphonique du Beethoven introverti en fin de carrière.