Till Fellner
Dates
ven 02 juin 2006 - 20:00
lieu
Blauwe zaal
durée
2h 5' Extra info
introduction Jef Geeraerts . 19.15h. Foyer
La signification de Schubert en tant que compositeur de lieds n'a jamais été remise en question. Plusieurs symphonies et œuvres pour musique de chambre s'avérèrent aussi rapidement faire partie des "classiques". Ses sonates pour piano furent néanmoins longtemps sous-estimées. Même des compositeurs comme Schumann gardaient obstinément le préjugé selon lequel Schubert était avant tout un compositeur de formes plus réduites comme le lied et les pièces pour piano en une seule partie, et qu'il n'était pas capable de maîtriser de grandes formes comme la sonate. Il fallut attendre jusqu'au vingtième siècle pour que les sonates soient redécouvertes par des pianistes comme Arthur Schnabel, Eduard Erdmann et - plus récemment dans la même lignée - Alfred Brendel. Sous leur impulsion, les sonates de Schubert acquirent finalement la place qui leur revenait: aux côtés du grand héritage de Beethoven. En effet, les trois dernières sonates de 1828 empruntent le domaine des dernières sonates de Beethoven. Tout comme ce dernier, Schubert réussit à y sublimer son expression personnelle en des sentiments humains universels, même s'il le fait de manière tout à fait particulière. Chez Schubert, nous ne retrouvons pas la lutte dialectique entre les thèmes contrastés, tellement marquée chez Beethoven. Il donne toutefois davantage libre cours à sa fantaisie et offre aux thèmes le temps et l'espace pour se développer au travers d'explorations harmoniques inventives et de subtils effets clairs-obscurs.
Œuvres
Sonate voor piano nr 19 in c, D958
Sonate voor piano nr 20 in A, D959
Sonate voor piano nr 21 in Bes, D960
Drei Klavierstücke, D946
Andante in bes, D936a
Crédits
piano