Trio Staier - Sepec - Queyras
Johann Nepomuk Hummel (1778-1837) est longtemps resté fidèle à ses maîtres Salieri et Haydn et éprouvait des difficultés à se détacher de la tradition classique. Cela ne porte certes pas préjudice à la qualité intrinsèque de sa musique de chambre, comme en témoigne le trio d'ouverture qu'Andreas Staier et ses amis ont choisi pour ce programme de concert prometteur.
Selon l'écrivain romantique E.T. A. Hoffmann, les trios pour piano de l'opus 70 prouvent que Beethoven (1770-1827) "a saisi l'essence romantique de la musique au plus profond de son âme ". Les trios sont en effet très loin de certaines oeuvres purement éloquentes ou virtuoses de l'époque. Le 'trio Geister' - le nom renvoie au thème du mouvement central - renouvelait le genre par la relation libre avec la forme et l'utilisation inhabituelle de nuances de couleurs.
Contrairement au Premier Trio pour Piano né un mois auparavant, le Deuxième Trio pour Piano, opus 100 de Schubert a, lui, été joué en public. Selon le compositeur, l'oeuvre a reçu de tous un accueil favorable. Elle est plus robuste et sa construction est peut-être meilleure encore que celle du premier trio. Le second mouvement, dont le rythme est celui d'une marche funèbre, fait partie des musiques les plus prenantes que Schubert (1797-1828) ait jamais écrites. Le côté tragique du deuxième mouvement est sublîmé dans le quatrième mouvement par un chant de triomphe de l'amour.
Œuvres
Trio voor piano, viool en cello in G, opus 65
Trio voor piano, viool en cello in D, opus 70 nr 1 'Geistertrio'
Trio voor piano, viool en cello nr 2 in Es, D929, opus 100
Crédits
ensemble
piano
violon
violoncelle