Zoltan Kocsis
Entre la Sonate en mi mineur, opus 90 de Beethoven (1770-1827) et la Sonate en mi mineur, D566 de Schubert (1797-1828), de nombreux parallèles existent: elles ont la même tonalité, sont plutôt intimes de nature, sont caractérisées par une rhétorique romantique et se concluent toutes deux par un rondo basé sur une mélodie douce et naïve. La portée poétique des deux œuvres se cache dans la simplicité et la cohérence du matériel. La Sonate Sz80 de Bartók (1881-1945) occupe une position unique dans le répertoire pour piano du vingtième siècle grâce à sa concision, à l'utilisation de paramètres structuraux et à sa composition vive et moderne. La fragmentation, une technique que Bartók a développée plus avant sous l'influence de l'œuvre tardive de Beethoven, est centrale dans le langage miniaturiste de Kurtág (°1926). Dans le livre Játékok, Kurtág cherche un cadre ludique pour de petites compositions qui renvoient historiquement à des compositeurs et à des formes musicales et qui éclairent avec espièglerie la quête curieuse du compositeur.
Les cinq œuvres de Liszt (1811-1886) au programme nous présentent toutes les facettes de sa composition. Telle œuvre a été influencée par son origine hongroise, telle autre met l'accent sur la percussion. Des tableaux pittoresques alternent avec des moments d'introversion presque mystiques.
Œuvres
Sonate voor piano nr 27 in e, opus 90
Sonate nr 6 in e, D566
Sonate voor piano, Sz80
Játékok
Hongaarse rapsodie nr 5 in e, S244
Ave Maria
'Les Jeux d'eau de la Villa d'Este' uit 'Années de pèlerinage', S163
Sunt Lacrymae Rerum, S162
Csárdás Macabre, S224
Crédits
piano