Forced Entertainment
Everything Must Go
Everything Must Go serves up a bitterly wicked cocktail of global catastrophe. Tagesspiegel
Forced Entertainment, fleuron de l'avant-garde britannique depuis 40 ans, fait sa première apparition à DE SINGEL. Sa pratique consiste à briser les conventions, à privilégier une esthétique « lo-fi » et à réinventer le théâtre en tant qu'espace de réflexion critique. Avec Everything Must Go le collectif britannique conclut une trilogie consacrée au playback et aux voix IA.
Tout est une plaisanterie, mais rien n'est drôle. Ou tout est drôle, mais rien n'est plus une plaisanterie. Le public d'Everything Must Go atterrit tard le soir dans un bar qui n'existe peut-être pas vraiment. Un endroit, quelque part entre le centre-ville et un espace loin sous terre, où se culbutent l'alcool, les souvenirs et les pensées inconfortables.
D'un enchevêtrement de voix naît une chorégraphie de paroles et de corps. Des récits et des personnages surgissent, disparaissent et réapparaissent dans des conversations qui tournent sans cesse en rond. À l'extérieur du bar rôde un monde qui semble hors d'aplomb : l'économie s'est effondrée, les villes se délabrent, les amours ont échoué et les chances sont perdues à jamais.
Ce qui voit le jour est un flot théâtral erratique de paroles de tous les jours, à la fois comique, absurde et furieux.