Le point de départ d'« i c o n » est un masque mortuaire du XIXe siècle au sourire particulièrement mystérieux, celui d'une jeune femme inconnue qui s'est noyée dans la Seine. L'image de « L’inconnue de la Seine » a continué à fasciner pendant des années les plasticiens, les compositeurs et les philosophes. Elle est devenue un objet de réflexion sur la fugacité de la vie, la beauté et la féminité. Aujourd'hui, au XXIe siècle, quel est le sens de ce « selfie » mythique dans un monde sur lequel déferlent les images ? L'image est le langage d'aujourd'hui, le moyen par excellence de communiquer son identité, surtout par le biais des réseaux sociaux, avec une rapidité correspondant au diapason du rythme de notre existence. Comment ces images exercent-elles leur attraction et pourquoi y projetons-nous nos désirs et nos manques ? Pourquoi voulons-nous toujours résoudre le mystère par le biais de l'identité ? Et quelle place accordons-nous aux « blancs » ? Dans « i c o n », Atelier Bildraum fait ses premiers pas dans le monde lyrique, en compagnie du compositeur Frederik Neyrinck et de la librettiste Sabryna Pierre. La soprano Lieselot De Wilde chante L'Inconnue, l'acteur Tibo Vandenborre est l'incarnation contemporaine de la mort. La musique quasiment expressionniste reflète l'atmosphère dramatique du récit. D'importantes sources d'inspiration sont les morceaux du Velvet Underground et le personnage emblématique de Nico.